La
réforme du nom de famille
Depuis
le 1er janvier 2005, ce sont les parents
qui décident ! Ils sont désormais
libres de choisir le nom de famille
que portera Bébé : celui
de papa, celui de maman, ou les deux
noms accolés dans l’ordre
qui leur plaît, c’est
comme ils veulent !
Par cette mesure, le nom de la mère
a désormais autant de chance
d’être transmis à
Bébé que le nom du père,
dont la prédominance pourrait
s’effacer de génération
en génération…
Si
papa et maman n’ont pas de volonté
particulière ou si, au contraire,
ils sont en désaccord quant
au choix du nom de famille, Bébé
recevra alors le nom de son papa.
Par
cette loi, qui s’applique aussi
bien aux enfants naturels qu’aux
enfants légitimes, la France
respecte la volonté des Nations
Unies qui souhaitent «faire
disparaître toute disposition
sexiste dans le droit du nom».
Une mesure que les pays européens
ont, pour la plupart, déjà
prise.
Deux
tirets pour un double nom !
Si
vous choisissez de donner un double
nom à Bébé, sachez
que sur le papier, il sera obligatoirement
séparé par deux tirets.
Pour ce qui est de l’ordre des
noms, Pitchoun pourra aussi bien s’appeler
Durand- -Dupond que Dupont- -Durand,
ce sont papa et maman qui choisiront
!".
Et
pour les frères et sœurs
?
Le
nom donné au premier enfant
né après le 1er janvier
2005 s’appliquera aux petits
frères et aux petites sœurs
qui suivent.
Pour les enfants nés après
le 2 septembre 1990, il est possible
de bénéficier d’une
rétroactivité de la
loi, mais seulement jusqu’au
30 juin 2006…
Et
si maman et papa ont chacun un double
nom ?
Non,
ils ne pourront pas donner un quadruple
nom à Bébé !
Ils devront tous deux choisir entre
le nom de leur père et celui
de leur mère s’ils décident
de donner un double nom à Bébé
!
Un
peu d’histoire…
C’est
au Moyen-Age que le nom du
père est devenu héréditaire,
et la coutume n’a ensuite
jamais cessé d’exister.
Or, depuis quelques années,
le modèle du nom paternel
commençait à
ne plus faire l’unanimité.
D’ailleurs, en 1985,
il était devenu possible
de rajouter le nom de la mère
à celui du père.
Un double nom qui, lui, ne
pouvait pas figurer à
l’état civil,
ni être transmis…
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