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les laits de suite

5-10 mois : les laits de suite

Les laits de suite sont recommandés en France depuis plus de 30 ans. Ils sont destinés à couvrir non plus l'ensemble des besoins alimentaires, comme pour le lait 1er âge, mais une partie seulement.

Dès 5 ou 6 mois, s'opère la diversification alimentaire qui va être pour l'enfant un autre moyen de combler ses besoins alimentaires journaliers.

Mais attention ! Si le lait n'est plus l'aliment exclusif de l'alimentation, du nourrisson âgé de 4 mois à 1 an, il reste la base de cette alimentation puisqu'il doit en boire un minimum de 500ml par jour.

Le lait de suite a une composition telle qu'il apporte à l'enfant ce qu'il ne trouvera pas dans son alimentation diversifiée, à savoir deux éléments-clefs :

  • Des acides gras essentiels
  • Du fer, qui fait souvent l'objet de carence à cet âge-là.
Pourquoi déconseille-t-on formellement le passage au lait de vache en substitution d'un lait de suite ?

Avant 10 mois, le lait de vache ne peut constituer sans risque un apport lacté satisfaisant. Même si en apparence le nourrisson le supporte bien et qu'il correspond mieux aux exigences de commodité et de prix des mamans, le lait de vache n'est pas adapté aux besoins du jeune enfant. Il est trop riche en protéines, ne contient pas assez de fer, d'acides gras essentiels et de vitamines.
De plus, il est très difficile, sinon impossible de compenser ces imperfections en "jouant" sur l'apport des autres aliments non lactés.
C'est pourquoi, comparées au lait de vache, les préparations de suite ont des avantages nutritionnels certains.

Le lait infantile n'est-il pas du lait de vache ?

Toutes les préparations portant la dénomination de "lait" sont élaborées à partir de protéines de lait de vache mais la composition des préparations infantiles est ensuite adaptée de manière à répondre au mieux aux besoins des enfants selon leur âge.
Par exemple, comparées au lait de vache, les laits de suite ont une composition parfaitement adaptée aux besoins nutritionnels de l'enfant, c'est-à-dire qu'elles contiennent :

  • moins de protéines (2,6 g pour 100 ml contre 3,2 g dans le lait de vache).
  • 5 à 9 fois plus d'acides gras essentiels nécessaires au développement cérébral.
  • des minéraux en quantités ajustées, par exemple vingt fois plus de fer (1 mg/100 ml contre 0,05 mg dans le lait de vache).
  • des vitamines (dont les vitamines C et D absentes du lait de vache et de douze fois plus de vitamine E, 1 mg / 100 ml contre 0,08 mg dans le lait de vache).
 
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