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" Elever seule un enfant différent est une expérience formidable "

Géraldine, 34 ans, mère célibataire de Gianni, 9 ans, et Pauline, 3 ans.

La fin d’une passion.

J’ai eu mon fils à 25 ans. Son père nous a quittés quand il avait 3 ans. Puis, j’ai rencontré le grand amour. Un homme que j’aimais éperdument, à qui j’ai fait un enfant. Ma grossesse ne s’est pas très bien passée car je le sentais déjà fuir. A la naissance, ça a été le choc : ma petite fille est née avec une grave malformation cardiaque, il a fallu l’opérer. Mon ami n’était pas présent, il découchait, buvait… j’ai du affronter cette épreuve seule. Au bout de six mois, je lui ai demandé de faire un choix : il est parti. Mes enfants m’ont vu pleurer, me laisser aller, c’était très dur pour eux.

 

Une enfant différente.

Ma fille souffre d’un trouble envahissant du comportement. Aujourd’hui, à 3 ans, elle ne parle pas, ne peut pas s’asseoir ni se mettre debout sans mon aide… A chaque rendez-vous chez le neuropédiatre, je prends sur moi pour entendre le bon ou le mauvais diagnostic. C’est lourd, très lourd d’être seule pour vivre ça.

A la naissance, quand elle a failli mourir, je me suis interdit de l’aimer. Nous avons mis presque deux ans à nous trouver toutes les deux. Aujourd’hui c’est l’amour fou ! Son père ne sait pas ce qu’il loupe. Elever un enfant différent est une expérience formidable. C’est moi la grande gagnante de toute cette histoire.

 

Ce qui me manque.

Côté porte-monnaie, je m’en sors très bien. Je ne dépense rien pour m’habiller, je ne vais pas chez le coiffeur, nous partons très rarement en vacances, mais mes enfants ne manquent de rien. Ce sont plutôt pour des petites choses du quotidien que je ressens l’absence d’un homme. C’est bête, mais par exemple, j’aimerais aller m’acheter un canapé chez Ikéa. Sans de gros bras, je ne peux pas !

 

Mes amours

C’est le vide sidéral… J’ai tellement aimé le papa de ma fille, qu’après avoir fait le deuil de notre relation, j’en ai énormément voulu aux hommes. Je rêve encore du prince charmant, mais qui aurait sa maison à lui et moi la mienne !

Etre optimiste, c’est le maître-mot. Les enfants ont besoin d’une mère qui ne se laisse pas abattre. Alors oui, nous pouvons être malheureuses de se retrouver seule. Il faut l’être un bon coup, mais ne pas sombrer.

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12 commentaires sur "Maman solo, comment assurer ?"
  • Bonjour, je suis maman solo d'un amour de petit garçon qui a 4ans et demi. Aujourd'hui je ne bénéficie d'aucune aide (mon salaire est au-dessus des plafonds), pa... (LINETTE3024)
  • bonjour je suis une maman solo de 23ans d'une princess jade qui a 15mois. je suis seule car mon donneur c'est comme sa que je le nomme ma tiré a deux reprise l'orsque j'... (Anonyme)
  • je suis maman solo d'une petite fille de 17 mois que j'ai adoptée à l'âge de 1 mois alors que je venais à peine de sortir d'une longue maladie (cancer... (MAZI)
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