Pour qu’ils comptent
Ambassadeur itinérant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), l’artiste américain Harry Belafonte a enjoint les Africains à faire enregistrer leurs enfants à la naissance afin « qu’ils comptent » et bénéficient d’un certain nombre de droits.
En visite au Sénégal dans le cadre d’une conférence régionale sur l’enregistrement des naissances en Afrique de l’Ouest et du Centre, M. Belafonte en a appelé aussi aux plus hautes autorités de l’Etat pour qu’elles facilitent et rendent cet enregistrement obligatoire et gratuit. Selon lui, priver un enfant de documents juridiques, c’est le priver de son nom, de son identité, fragiliser sa vie même et hypothéquer son avenir de citoyen.
L’Unicef, le Fonds des Nations unies pour les activités de la population (FNUAP) et l’ONG Plan International estiment en effet que sept nouveau-nés sur dix ne sont pas enregistrés à l’état civil en Afrique subsaharienne.
Ce problème constitue le cœur d’une conférence qui se tient cette semaine à Dakar, et qui regroupe notamment des représentants des gouvernements, de la société civile et des médias de 24 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
