Des FIV " low cost "
L’infertilité est trop souvent ignorée en Afrique sub-saharienne. Elle concerne pourtant 30 % des couples… Rares sont ceux qui bénéficient de l’insémination artificielle, faute de moyens, financiers et matériels. Plusieurs spécialistes proposent de recourir à des méthodes plus simples et moins coûteuses. Leur idée ? Remplacer la gonadotrophine, l’hormone aujourd’hui utilisée pour stimuler la production d’ovules, dont le prix avoisine les 400 dollars par cycle, par le citrate de clomiphène, moins efficace mais au prix très bas : un dollar les quinze pilules. Des études pilotes sont toutefois nécessaires pour s’assurer de l’efficacité et de la sûreté de cette pratique. Mais là encore, l’argent et le soutien politique se fait attendre…
L’infertilité reste un sujet tabou en Afrique. Souvent accusées d’en être responsables (même si, dans 40 % des cas, la stérilité est masculine), beaucoup de femmes sont mises à l’écart de leur famille et se retrouvent dans des situations d’extrême précarité.
