Dénouement
Après treize ans d’enquête, l’affaire de l’hormone de croissance entre dans sa phase finale.
Début avril, le juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy a fait part aux associations de victimes de son intention d’en finir : le dossier devrait être communiqué au parquet fin juin.
Pour éviter une affaire du sang contaminé bis, le juge ne devrait pas retenir la qualification pénale d’"empoisonnement". En revanche onze parmi les douze personnes mises en examen devraient être renvoyées devant le tribunal correctionnel pour « homicide involontaire ».
Entre 1982 et 1986, 900 enfants souffrant de retard de croissance ont été traités avec des lots d’hormones suspectes non traitées à l’urée, qui neutralise le prion vecteur de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
A ce jour, 93 d’entre eux sont morts, 5 développent la maladie et de nombreuses familles vivent encore dans la crainte. La durée d’incubation de la maladie peut aller jusqu’à trente ans.
Date de parution : 30/04/2004