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Déni de grossesse : elles témoignent
Déni de grossesse : elles témoignent
Déni de grossesse : Nathalie témoigne

 

"Je pensais mon déni de grossesse exceptionnel et en ressentais une culpabilité particulièrement violente..."

« Après deux avortements éprouvants - je ne voulais pas d'enfants et mon ami encore moins, me quittant à chaque fois - je tombe de nouveau enceinte en juin 2005. J'étais déjà en "sursis" amoureux alors j'ai nié d'un bloc. Vomissements ? Non, début d'ulcère, je vais jusqu’à passer une fibroscopie et prends un traitement. Absence de règles ? Ca viendra le mois prochain. Prise de poids? Aucune, j'en perds même, je tombe à 54 kg. Je ne fume pas mais je suis sous antidépresseurs et euphorisants. Dans ma réalité, le bébé n'existe pas, je le refoule.

Ma vie continue ainsi jusqu'en novembre : toujours pas de ventre, une pêche d'enfer, quelques règles irrégulières. Je bosse un maximum et ma relation amoureuse se porte à merveille. Seulement, je commence à grossir, alors je fais du rameur à outrance pour maintenir mon poids.
Autre problème : je refuse catégoriquement que mon ami me touche le ventre. C'est un réflexe de défense et nos rapports sexuels deviennent un vrai calvaire pour moi. Je me rends à l'évidence : je suis enceinte de plus de 6 mois et le délai légal d'avortement est dépassé. Moins je le refoule, plus mon ventre prend du volume et plus ma grossesse devient concrète. Mais je continue à nier !
Ma vie devient un enfer. Je ne mange plus rien, je développe une paroi abdominale à toute épreuve pour garder un ventre presque plat. Je fais des projets d'avenir pour m'aider à tenir le coup, sans penser à cet enfant. Je ne suis plus vraiment dans le déni total...

Mais, un jour, je craque. J'en parle à une amie et je commence la batterie d'examens. C'est un garçon... Deux jours plus tard, je l’annonce à mon compagnon et, forcément, c’est une réaction de rejet. Il m’accuse d'avoir menti, de lui avoir fait un enfant dans le dos. Et, quand il me parle d'abandon, je cède car je ne veux pas qu'il me quitte…
Le secret est trop pesant et j'en parle à ma famille. Passé le choc et les inquiétudes sur la santé du bébé, mes proches laissent paraître leurs émotions... C'est la première fois que je vois ma "faute" comme l'heureuse naissance d'un beau petit garçon. C'est là que j'ai enfin compris que j'étais ENCEINTE. J'abandonne alors l'idée de la DASS et mon ami m'abandonne. Sa famille au courant me regarde comme un monstre, une calculatrice ou une folle.

J'accouche normalement, le bébé est superbe et en parfaite santé. J'apprends doucement à être maman alors que mon ami m'a quitté sans le reconnaître.
J'ai fait un déni de réalité. Je ne suis ni une menteuse, ni une dissimulatrice qui a ruiné la vie d'un homme pour satisfaire mes envies compulsives de pouponner. Et pourtant je suis dévorée par un sentiment de culpabilité qui ne me quitte pas. »
Nathalie, par Internet

 
Déni de grossesse : une maman témoigne
Vos commentaires

5 commentaires
sur "Déni de grossesse : elles témoignent"

  • 16h, lun 24 nov. anonyme Il ne faut pas que tu culpabilise, tu ne l'as pas voulu et ton copain encore moin. Reste forte et surtout ne t'en veux pas ni à toi ni à l'enfant surtout. > Signaler un abus
  • 22h, lun 03 nov. anonyme Si l'on fait un test de grossesse durant un déni de rosses se le test ressortira-t-il positif ou négatif ? > Signaler un abus
  • 13h, mar 20 mai. anonyme Bonjour , Jai Quelque doute , jai 17 ans et mon copin et moi on c'est toujours protégée , mais depuis quelque temps je suis trés fatiguer , jai énormément envie de vomir le matin , mais je ne vomi pas , jai pris beaucoup de ventre , jai du prendre plus de 5 kilos . Jai fais un test qui ma mis positif et ensuite négatif . Est ce normal ? > Signaler un abus
  • 15h, ven 25 avr. anonyme Bonjour, Je suis Karen, journaliste pour l'émission "toute une histoire" sur France 2 présentée par Sophie Davant. Nous travaillons actuellement sur un thème qui concerne les mystères de la grossesse... Les profils recherchés sont : - Vous avez fait un déni de grossesse et vous vous êtes rendue compte que vous étiez enceinte juste avant votre accouchement, ou le jour même - Pendant plusieurs mois, vous avez été persuadée d’être enceinte, mais vous ne l’étiez pas. Vous avez fait une « grossesse nerveuse » - Votre désir d’enfant était si fort que vous avez développé tous les symptômes de la grossesse (ventre arrondi, nausées…), sans être réellement enceinte - Vous pensant stérile, vous avez lancé une procédure d’adoption et c’est à ce moment-là que vous êtes tombée enceinte - Vous avez enchaîné plusieurs grossesses multiples, alors qu’il n’y a aucun jumeau dans votre famille Si c'est votre cas veuillez me contacter au 01.53.84.29.76 ou par mail : qtd3@reservoir-prod.fr Merci beaucoup Karen > Signaler un abus
  • 08h, jeu 10 oct. anonyme Bonjour Nathalie, ton témoignage est très touchant et il m'amène à t'envoyer ce petit message de soutien, chose que je n'ai jamais fait avant! Ca ne doit pas être simple pour toi par rapport à ton conjoint et sa famille mais il te faut regarder vers le haut et le positif, ne pas t'attarder sur des personnes qui ont vécu à tes côtés sans finalement te comprendre ni même te faire confiance et te connaître vraiment Réjouis toi de cet heureux événement! Profites en à 100% avec les gens qui t'aiment, qui vous aiment Je suis moi-même enceinte de 7 mois grâce à une FIV et pourtant je suis longtemps restée sans vouloir d'enfant mais la vie, la vraie, celle qui vaut le coup c'est celle qui te permet de donner un amour sans limite alors ne te retourne pas et fonce! Au final, ce n'est pas toi qui sera la plus à plaindre mais ceux dont le coeur reste fermé Bien à toi F. > Signaler un abus
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