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Sommaire- 1. Maternité, comment ça se passe ailleurs ?
- 2. Accouchement : quelle prise en charge ?
- 3. Accouchement : des pratiques différentes
- 4. Mode de garde : Cocorico !
- 5. L’éducation, une question de valeurs
Si faire garder son enfant est une banalité en France, il peut se révéler un vrai casse-tête sorti de nos frontières…
École gratuite et modes de garde subventionnés : les Françaises sont gâtées, sans en avoir l’air ! Aux quatre coins du globe, faire garder son enfant est un ruineux casse-tête.
“En Allemagne, je trouve qu’on laisse les petits rester “enfants” plus longtemps. Pas question de les laisser à la crèche à 2 mois ! Les mamans allemandes se retrouvent en “Krabbelgruppen” : beaucoup de choses se font en groupes. C’est le concept de base.”, raconte Isabelle.
Une formule fréquente aux États-Unis : l’école n’est ni gratuite ni obligatoire avant 5 ans et les modes de garde sont très chers. “Très frustrant pour les Françaises qui connaissent la maternelle dès 3 ans et les crèches subventionnées !” réalise Gaëlle. Alors c’est la course à la “préschool”. Séverine, maman new-yorkaise, raconte : “Les crèches sont souvent privées, très concurrentielles. Il y a même des pénalités lorsque vous venez chercher votre enfant en retard. 25 $ les cinq premières minutes puis 2 $ la minute ! En revanche, les programmes sont extra et les nounous très dynamiques. À New York, le problème, c’est le coût : 400 € par semaine, sans subventions pour faire garder Romain !” “Il faut être bien rémunérée pour que ce soit rentable, calcule Gaëlle. Le père complète souvent avec un “job” de week-end.”
Avec leur long congé maternité, les Bosniaques n’ont pas besoin de crèches ! “Les infrastructures municipales existantes datent et les conditions de sécurité sont loin d’être les mêmes qu’en France. La mode est aux “crèches privées” en garde partagée chez des particuliers, explique Tiphaine. Il y a une réelle volonté de mieux faire. Mais je ne connais pas de crèche bosniaque dans laquelle je laisserais mes enfants en toute tranquillité !”
“Au Maroc non plus, confirme Diane, pas de crèches à proprement parler, mais des structures qui n’ont rien à voir et des écoles privées, chères. Le meilleur moyen reste de trouver une nounou de confiance.” “L’école marocaine de mon fils ressemble à une garderie. Ils font du business, s’indigne Aurélie. On dépose et reprend son enfant à n’importe quelle heure, le personnel n’est pas formé à la petite enfance, mais je n’ai pas d’alternative !”
En dépit des préjugés, le niveau scolaire est très bon à Tahiti ! Virginie explique : “Le rythme est plus intense les premières années, pour donner de bonnes bases aux enfants, car la plupart arrêteront l’école avant la fin du primaire et se tourneront vers de petits boulots. Tous les enfants déjeunent à la cantine, ça fait partie de l’enseignement. Les institutrices leur apprennent à bien se tenir, à manger équilibré, à goûter à tout.”