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Sommaire- 1. Maternité, comment ça se passe ailleurs ?
- 2. Accouchement : quelle prise en charge ?
- 3. Accouchement : des pratiques différentes
- 4. Mode de garde : Cocorico !
- 5. L’éducation, une question de valeurs
Dans certains pays, le suivi d’une grossesse et la prise en charge d’un accouchement n’ont rien à voir avec les pratiques médicales françaises…
Au cœur de l’ex-Yougoslavie, en Bosnie, une grossesse est toujours un grand bonheur dans le clan familial. Tiphaine y a donné naissance à son premier enfant : “On fait une ou deux échographies et l’on peut connaître le sexe de l’enfant, explique-t-elle. La future maman cesse de travailler un mois avant terme et perçoit l’intégralité de son salaire pendant son congé maternité de 12 mois !”
“Tandis qu’aux États-Unis, raconte Séverine, on travaille en général jusqu’au bout ! Tout dépend des entreprises et des Etats, mais à New York, on bénéficie d’un congé maladie de 6 semaines après l’accouchement, payé à 60 %, que les mamans prolongent souvent par un congé sans solde. Beaucoup cessent de travailler pour élever leur enfant.”
“En Bosnie, raconte Tiphaine, si l’état des hôpitaux laisse à désirer, il n’y a pas pour autant de réels problèmes d’hygiène. En revanche, on demande parfois aux patients de venir avec leurs médicaments ! Par tradition, le père comble la sage-femme de cadeaux et attend tranquillement la naissance dans un café, avec des amis !” Pas de péridurale, qui a encore mauvaise presse, mais les choses ont l’air d’évoluer. Le nouveau-né est emmailloté et la maman reste cinq à dix jours à la maternité. Il est aussi coutume, lorsqu’on va la visiter, de glisser un billet sous l’oreiller du nourrisson, comme vœu de prospérité. C’est “babina” !
“Un gouffre culturel et médical nous sépare de la France !” Aurélie a vécu sa première grossesse à Yazd, en Iran. “Seule une part aisée de la population semble avoir accès aux soins. Pour ma première échographie, l’obstétricienne m’a présenté avec fierté une vieille bécane venue de Russie, en fonction depuis 1990 et l’on m’a donné des médicaments contre les nausées, déconseillés aux femmes enceintes ! Les Iraniennes avaient sur moi, boudinée dans mes habits, un regard agressif. Elles ont de la place sous leur tchador ! Pressée par des contractions, j’ai dû finir ma grossesse en France, version tout confort !”