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L’interruption médicale de grossesse
L’interruption médicale de grossesse

A l’annonce d’une malformation ou d’une maladie grave chez leur futur enfant, certains parents préfèrent recourir à l’interruption médicale de grossesse. Une décision intime et douloureuse.

La rédaction Infobebes 

 

L’annonce choc

"Les futurs parents se rendent à l’échographie comme à un spectacle. Ils ne s’attendent pas à recevoir une mauvaise nouvelle. Or l’écho sert à "savoir", pas à "voir" !", insiste l’échographiste Roger Bessis. Il arrive qu’à ce rendez-vous, tant attendu par le couple, tout bascule. Une nuque trop épaisse, un membre manquant… le fœtus ne ressemble pas vraiment au bébé imaginé. S’ensuivent des tas d’examens pour qu’enfin le terrible diagnostic tombe : l’enfant est atteint d’un handicap, d’une maladie incurable ou d’une malformation qui perturbera sa qualité de vie future.

L’interruption médicale de grossesse peut alors être envisagée par les parents. Elle relève d’un choix strictement personnel. D’ailleurs, "ce n’est pas au médecin de la proposer, mais au couple d’amener le sujet", précise le gynécologue-obstétricien.

 

Décider d’une interruption de grossesse

En France, une femme a le droit d’interrompre sa grossesse, pour raison médicale, à tout moment. Autant, donc, se laisser le temps de la réflexion. Les futurs parents ont tout intérêt à rencontrer les spécialistes concernés par la pathologie de leur enfant (chirurgien, neuro-pédiatre, psychiatre...) pour imaginer d’éventuelles solutions.

Si le couple choisit, finalement, l’interruption médicale de grossesse, il formule une demande auprès d’un centre de diagnostic anténatal pluridisciplinaire. Un groupe d’experts examine le dossier et rend un avis favorable ou défavorable.

Si les médecins s’opposent à l’IMG – cas exceptionnel - , il est tout à fait possible de se tourner vers un autre centre de diagnostic.

 
IMG : accoucher d’un enfant sans vie
Vos commentaires

2 commentaires
sur "L’interruption médicale de grossesse"

  • 14h, dim 17 mars. anonyme 2OO7 année de poisse....j étais enceinte d un bébé trisomique.....j ai toujours eu une certaine peur,apprehension du regard des personnes trisomiques.sans vraiment savoir pourquoi.et la je portais en moi mon bébé malade.comment donné la vie a un pti bout dont je savais qu il me serait presque impossible a m occuper?faire un bébé pour le mettre en institution?on a decidé de ne pas le garder.malgré le temps et un autre bébé en pleine forme je n oublie pas ce petit gars > Signaler un abus
  • 17h, ven 31 août. anonyme Attention à ne pas pousser trop loin le curseur de l'enfant parfait! Un enfant avec un bras en moins sera peut-être bien plus aimant et heureux qu'un autre qui aura tous ses membres... On rejette ce qui nous fait peur, et on a peur de ce qu'on ne connaît pas. Prenez le temps de vous informer auprès de gens compétents sur le quotidien des personnes atteintes du même handicap ou de la même maladie que votre bébé, et de leur famille, cela n'est peut-être pas si insurmontable qu'on se l'imagine. bon courage > Signaler un abus
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