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La menace d’accouchement prématuré (MAP)
Les essentiels Parent.fr

La menace d’accouchement prématuré, appelée aussi « MAP » par les médecins, est la première cause d’hospitalisation durant la grossesse. Elle concerne environ 10 % des grossesses et se révèle très angoissante pour les futures mamans. Le point sur cette pathologie.

Qu’est-ce qu’une MAP ?

La menace d’accouchement prématuré (MAP) associe des contractions utérines douloureuses et régulières et/ou des modifications du col de l’utérus en terme de longueur, ouverture ou consistance. Elle peut parfois s’accompagner d’une rupture prématurée de la poche des eaux ou de saignements provenant de l’utérus. Ces signes précurseurs de l’accouchement surviennent malheureusement trop tôt, puisqu’on ne parle de MAP qu’entre la 22e et la 37e semaine d’aménorrhée (de 4 mois et demi à presque 8 mois de grossesse).

Menace d'accouchement prématuré :trois degrés de sévérité

On distingue trois degrés de sévérité. Quand les contractions sont peu importantes et le col de l’utérus peu modifié, on parle de MAP légère. Il s’agit heureusement du cas le plus fréquent. On la qualifie de moyenne lorsque les contractions sont importantes et le col de l’utérus franchement raccourci ou dilaté. Enfin, on évoque une MAP « sévère » lorsque le col est dilaté d’au moins 4 cm et qu’il existe un écoulement de liquide amniotique ou de sang. Enfin, le terme de la grossesse est un élément important à prendre en compte concernant la sévérité de cette menace – plus on est tôt dans la grossesse, plus c’est sérieux – et le traitement envisagé.

Les signes d’alerte de la MAP

Si certains signes comme des saignements, un écoulement de liquide, de la fièvre ou des brûlures urinaires peuvent être facilement identifiables par la future maman, des contractions, parfois confondues avec une simple tension abdominale, ou des douleurs du bas du dos, peuvent passer inaperçue. Il est donc conseillé aux futures mamans de ne pas hésiter à consulter en cas de doute.

Les femmes à risque

Certaines mamans sont plus menacées que d’autres car elles présentent au moment de la grossesse certains facteurs de risque. En particulier si elles ont moins de 18 ans ou plus de 40 ans, si elles ont une vie fatigante avec de longs trajets quotidiens pour se rendre au travail, un emploi pénible, beaucoup d’escaliers, plus de quatre enfants à charge ou des grossesses précédentes rapprochées, ont subi plus de trois IVG ou fausses couches, également si elles présentent une malformation de l’utérus. Le risque est aussi plus élevé chez les femmes fumant plus de 10 cigarettes par jour, mais cela ne signifie pas qu’elles vont forcément développer une MAP. Ces risques sont en général identifiés par l’obstétricien ou la sage-femme lors de la première consultation de grossesse. Des mesures de prévention peuvent ainsi être rapidement mises en œuvre.

MAP: les principales causes

Certaines futures mamans ne présentent aucun facteur de risque et pourtant elles développent une menace d’accouchement prématuré. Les causes sont multiples. Parmi elles, on trouve notamment les infections urinaires, vaginales ou d’origine bactérienne, mais aussi des distensions de l’utérus en cas d’excès de liquide amniotique ou de grossesse multiple, des anomalies de positions du placenta (placenta praevia) ou encore la rupture prématurée des membranes (poche des eaux fissurée). Certains traumatismes comme une chute ou une intervention chirurgicale au cours de la grossesse peuvent également entraîner une MAP.

Les examens nécessaires

Les examens prescrits ont pour but de rechercher les causes et d’apprécier la sévérité de la MAP. On commence généralement par un examen biologique sanguin ou urinaire pour détecter une infection. Des échographies et des examens vaginaux permettent d’apprécier l’état du col de l’utérus ou de détecter une malformation utérine. Enfin, des échographies et des séances de monitoring sont indispensables pour surveiller le fœtus, la fréquence des contractions ainsi que le liquide amniotique et le placenta. 

Les traitements envisagés en cas de menace d'accouchement prématuré

Les traitements envisagés dépendent de la cause et de l’importance de la MAP. Ils commencent par du repos - la femme enceinte est alitée - qui va de la simple réduction d’activité à l’hospitalisation avec interdiction de se lever. Pour stopper les contractions utérines, on injecte par voie intraveineuse des tocolytiques (médicaments anti-contractions). Pour accélérer la maturation pulmonaire fœtale au cas où la naissance serait imminente, on administre des corticoïdes. En cas d’infection, on prescrit des antibiotiques. Pour une MAP sévère, le transfert de la maman dans une maternité de niveau III (avec unité de réanimation néonatale) est envisagé.

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