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Hémorragie de la délivrance : le point
Les essentiels Parent.fr
5 questions sur l’hémorragie de la délivrance

Il arrive parfois que la dernière étape de l’accouchement (l’expulsion du placenta) se complique avec des saignements importants. C’est l’hémorragie de la délivrance. Pas de panique ! Des traitements existent pour y faire face rapidement.

Comment reconnaître une hémorragie de la délivrance ?

Normalement, un quart d’heure à une demi-heure maximum après la sortie du bébé, le placenta se détache de la paroi utérine puis migre vers l’extérieur. Cette étape s’accompagne de saignements modérés, vite stoppés par le travail de l’utérus qui resserre les vaisseaux utéro-placentaires. Lorsqu’une maman, dans les 24 heures après l’accouchement, perd plus de 500 ml de sang, on parle alors d’hémorragie de la délivrance. Celle-ci peut survenir avant ou après la sortie du placenta et concerne environ 5 à 10 % des accouchées.

Pourquoi peut-on faire une hémorragie de la délivrance ?

Chez certaines futures mamans, le placenta est inséré trop bas vers le col de l’utérus ou adhère de façon anormale à celui-ci. Au moment de la délivrance, son décollement va se faire de façon incomplète et provoquer des saignements excessifs.
Plus fréquemment, le souci provient de l’utérus qui n’assure pas correctement son travail musculaire. On appelle cela l’atonie utérine. Quand tout se déroule normalement, les saignements venant des vaisseaux du placenta après la délivrance sont stoppés par la contraction de l'utérus qui permet leur compression. Si l’utérus reste mou, les saignements persistent. Parfois, un petit morceau de placenta peut rester dans la cavité utérine et l’empêcher de se contracter complètement, augmentant les pertes de sang.

Hémorragie de la délivrance : y a-t-il des mamans à risque ?

Certaines situations peuvent favoriser cette complication. En particulier celles où l’utérus a été trop distendu. C’est le cas des femmes enceintes qui attendent des jumeaux, un gros bébé, ou qui ont trop de liquide amniotique. Les femmes qui souffrent d’hypertension ou de diabète au cours de la grossesse sont également plus menacées. De même celles qui ont accouché plusieurs fois ou ont déjà subi une hémorragie de la délivrance lors de grossesses précédentes. Les accouchements très longs sont également mis en cause.

Comment traite-t-on l’hémorragie de la délivrance ?

Plusieurs solutions existent pour en venir à bout. En premier lieu, si le placenta n’est pas expulsé, le gynécologue va réaliser une manœuvre obstétricale appelée « délivrance artificielle ». Elle consiste, sous péridurale ou sous anesthésie générale, à aller chercher manuellement le placenta.
Si des débris de placenta sont restés à l’intérieur de l’utérus, le médecin va les enlever directement en effectuent une « révision utérine ». Vous ne sentirez rien, soyez rassurée ! Pour permettre à l’utérus de retrouver sa tonicité, un massage doux et continu peut être efficace. Plus fréquemment des médicaments donnés par voie veineuse permettent à l’utérus de se re-contracter très rapidement.
Exceptionnellement, lorsque toutes ces méthodes échouent, le gynécologue est parfois contraint d’envisager une opération chirurgicale ou de faire appel à un radiologue pour une intervention très spécifique. En plus de ces méthodes, si vous avez perdu trop de sang, vous serez prise en charge par l’anesthésiste-réanimateur qui décidera ou non de vous transfuser.

Peut-on éviter l’hémorragie de la délivrance ?

Toutes les nouvelles mamans sont gardées quelques heures en salle d’accouchement pour vérifier la bonne rétractation de l’utérus et juger de l’importance des saignements d’après-accouchement.
Une vigilance accrue au moment de la délivrance s’impose chez les mamans à risque et pour prévenir toute complication, le gynécologue ou la sage-femme effectue une « délivrance dirigée ». Il s’agit d’injecter de l’ocytocine (substance qui contracte l’utérus) en intraveineux, très précisément au moment ou l’épaule antérieure du bébé se dégage. Ceci permet une expulsion très rapide du placenta après la naissance de l’enfant.
En cours de grossesse, les mamans ayant déjà eu une hémorragie de la délivrance recevront au troisième trimestre une supplémentation en fer pour réduire les risques d’anémie.

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