Sommaire- 1. Affronter sa stérilité
- 2. Stérilité : un soutien psychologique essentiel
- 3. Témoignages sur la stérilité
- 4. Une stérilité de couple inexpliquée
- 5. Une adoption.... Une grossesse !
- 6. Ne jamais désespérer
- 7. Mon combat contre l’infertilité
- 8. Ne pas négliger les problèmes des messieurs...
- 9. Faire l’amour sur commande
- 10. Le marathon des traitements
- 11. Le soutien indispensable de l’entourage
- 12. Recours secret au don de sperme
Pas de Bébé à tout prix ! Catherine raconte...
La rédaction InfobebesIl existe une stérilité de couple inexpliquée (mais cette stérilité, je la comprends de mieux en mieux avec le temps et l'introspection). Nous n'avons pas fait appel à la ''science". Du fait de ma profession, je connaissais ce milieu et les protocoles et je n'avais aucune envie de m'y soumettre. Un enfant, oui, mais pas "à tout prix" !
Nous avons donc attendu le déclic pendant environ 5 ans. Le déclic ne se faisant pas, nous nous sommes tournés naturellement vers l'adoption et nous avons débuté nos démarches assez tôt (j'avais 32 ans et mon mari 30 quand nous avons obtenu notre premier agrément). Notre fille est arrivée dans notre famille le 17 juillet 1997. Un bout de chou de 17 mois, née en Roumanie, épaisse comme un crayon mais pleine d'énergie. Cette dernière ne l'a pas quittée et, à 7 ans (fêtés le 26 janvier 2003!), elle épuise un peu ses parents... Mais quelle vie à la maison !
Un an après son arrivée, je suis tombée enceinte deux fois naturellement (le diagnostic est alors devenu : "infertilité psychologique"...). Mais j'ai fait deux fausses-couches à huit semaines. Malgré l'arrivée de ma fille, je n'avais pas vraiment fait le deuil de l'enfant biologique et surtout celui de la grossesse. J'y ai donc cru et cela a été très dur. Nous étions déjà en possession de notre deuxième agrément mais je n'avais fait aucune démarche pour cette deuxième adoption.
J'ai fini par le faire. Les démarches ont été beaucoup plus difficiles que pour notre fille, plus proches du parcours du combattant classique. Mais je me suis accrochée : je le voulais ce deuxième enfant ! Et mon obstination a payé. Nous sommes parents de nouveau depuis le 18 août, d'un petit ange prénommé Gabriel. Il est né en Colombie, il a tout juste huit mois aujourd'hui et il a envahi nos cœurs à tous les trois avec sa gentillesse et ses grands yeux noirs.
Ma fille m'a permis de grandir et de prendre conscience de la réalité de mes désirs, de mes errances, mon fils me comble et j'ai trouvé enfin la paix avec ma famille constituée. Je souhaite à toutes de vivre une maternité comblée, naturelle ou adoptive.
Catherine