Sommaire- 1. Affronter sa stérilité
- 2. Stérilité : un soutien psychologique essentiel
- 3. Témoignages sur la stérilité
- 4. Une stérilité de couple inexpliquée
- 5. Une adoption.... Une grossesse !
- 6. Ne jamais désespérer
- 7. Mon combat contre l’infertilité
- 8. Ne pas négliger les problèmes des messieurs...
- 9. Faire l’amour sur commande
- 10. Le marathon des traitements
- 11. Le soutien indispensable de l’entourage
- 12. Recours secret au don de sperme
Malgré les échecs, Judith continue à espérer l'arrivée d'un bébé dans son ventre
La rédaction InfobebesJ’ai vingt-six ans et je suis mariée depuis cinq ans (mais cela va faire onze ans que je suis avec mon époux). Mon désir d’enfant est ancré en moi depuis longtemps. Adolescente, déjà, j’avais des posters de bébés partout dans ma chambre. Les enfants sont toute ma vie. Il y a quatre ans que nous essayons d’avoir un enfant… Depuis la fin de mes études d’infirmière. J’avais vingt-trois ans quand nous avons commencé à consulter, un an après l’arrêt de ma pilule contraceptive. Nous avons fait divers examens : hystérosalpingographie (examen de l’utérus), dosages hormonaux, échographies, spermogramme… Les examens me concernant sont revenus assez favorables, mais le spermogramme de mon époux était assez inquiétant : spermatozoïdes déformés, mourrant rapidement et peu mobiles.
Nous avons ensuite été dirigés vers un hôpital spécialisé à Paris, où nous avons subi des examens plus complexes. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me sentir seule et incomprise. Même les gynécologues, qui sont censés être à l’écoute de leurs patientes, se sont montrés froids et distants. Ils ne semblent pas comprendre la force du désir d’enfant : dans mon cas, ils ne trouvaient pas nécessaire de commencer un traitement tout de suite, étant donné mon jeune âge. « Il faut être patient… Arrêter d’y penser… ». C’est facile à dire ! Même les gens de votre famille n’arrivent pas à comprendre.
Nous avons attendu et attendu et toujours rien. L’attente est très longue et insoutenable. Depuis octobre 2001, nous habitons en Haute-Savoie, loin de la famille et de tous les soucis. J’ai consulté un nouveau gynécologue en mars 2002. Enfin, une personne s’est montrée attentive et soucieuse de nous donner ce que nous désirions le plus au monde : un enfant ! Après un premier traitement qui a débouché sur une fausse couche (mais c’est déjà un petit espoir), j’ai commencé, depuis le mois de janvier 2003, un traitement contraignant et difficile. Il s’agit d’injections entraînant de nombreux effets secondaires gênants. Il faut être disponible pour les prises de sang et les échographies à n’importe quel moment. Au bout d’un mois, j’avais de gros espoirs lorsque j’ai vu onze follicules en attente dans mes ovaires. Il y en avait bien un qui allait me donner un beau bébé ! Le jour de la dernière injection arrive et vous devez vous tenir prêts le lendemain pour apporter la semence… Un vrai tue-l’amour ! L’attente fébrile du jour présumé des règles s’est encore soldée par un échec.
J’ai dû attendre un mois avant de renouveler le traitement, mes ovaires ayant trop travaillé… La suite au prochain épisode ! En attendant, il y a des jours qui sont plus durs que les autres. Des jours où l’on donnerait tout pour pouvoir donner son amour à un enfant. Des jours où tout paraît triste et sans intérêt. En pensant à la suite, on se fait du souci. Les traitements risquent d’être de plus en plus difficiles, sans donner nécessairement les résultats escomptés. Si on pouvait lire dans l’avenir, cela nous donnerait sûrement des ailes.
Merci à toutes l’équipe d’Infobebes pour son site et merci pour cet espace de parole que vous m’avez laissé. Merci aussi pour le forum de discussion dans lequel j’ai pu converser et trouver des femmes en attente du même miracle. Judith
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sur "Mon combat contre l’infertilité"