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Mères porteuses : que dit la loi
Mères porteuses : le risque de dérive mercantile
Mères porteuses : le risque de dérive mercantile

Tous les partisans de la légalisation des mères porteuses s’accordent sur un point : il faut multiplier les garde-fous pour éviter les dérives.

La rédaction Infobebes 

Une législation sur les mères porteuses encadrée

 

Les pro-GPA demandent un encadrement précis de la législation sur les mères porteuses, à la manière des pays qui l’autorisent déjà.
Pour la plupart, la loi réserve la gestation pour autrui aux femmes ayant des problèmes médicaux avérés (malformations utérines causant une infertilité…). Elle fixe des limites d'âge pour la gestatrice et les parents intentionnels. Le consentement éclairé de tous est exigé. Les dossiers sont étudiés au cas par cas par une instance indépendante - un comité d'éthique en Grande-Bretagne, en Israël ou en Nouvelle-Zélande. La plupart des pays excluent toute rémunération, mais certaines législations prévoient le remboursement des dépenses médicales, voire une « compensation » correspondant aux contraintes liées à la grossesse (comme aux Etats-Unis). Les intermédiaires rémunérés et la publicité sont interdits.
Médecins, psychanalystes, philosophes et juristes français pro-GPA souhaitent aussi interdire à la mère porteuse de fournir ses ovocytes.

Côté opposants

 

Les réfractaires craignent malgré tout qu’une légalisation engendre une dérive de marchandisation de la GPA, notamment si les femmes disposées à prêter leur ventre ne sont pas assez nombreuses. C’est aujourd’hui le cas pour les donneuses d’ovocytes. D’autres redoutent une parentalité fragmentée, entre la donneuse d’ovocyte, le donneur de sperme, la mère porteuse et les parents intentionnels.
Tous réclament en outre une réflexion sur les conséquences psychologiques de la maternité de substitution. Aussi bien pour la mère porteuse que sa famille, mais aussi pour l'enfant issu de cette grossesse très particulière.

 

Zoom sur la GPA à l’étranger
La gestation pour autrui est interdite en Italie, Espagne, Allemagne, Suède, Norvège, Suisse, Hongrie, au Portugal et au Japon.
Elle est autorisée en Grande-Bretagne, Belgique, aux Pays-Bas, en Finlande, Russie, Grèce, Israël, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, au Brésil, en Iran, en Australie ainsi que dans de nombreux Etats américains.

 

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