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Infertilité : les anomalies des trompes
Les trompes à la loupe

Des trompes abîmées ou bouchées peuvent provoquer une infertilité. Ces anomalies sont fréquentes et représentent 50 % des indications de fécondations in vitro. 

Le rôle des trompes dans la fécondation

Petit rappel : les trompes ont un rôle primordial dans la fécondation. Une fois libéré par l’ovaire (au moment de l’ovulation), l’ovule va se nicher dans le pavillon de la trompe. Elle est rejointe par les spermatozoïdes. Si l’un d’entre eux réussit à la pénétrer, alors il y a fécondation. Mais pour que ce mécanisme fonctionne, il faut qu’il y ait au moins un ovaire et une trompe "opérationnels". Lorsque ces deux organes sont bouchés, la fécondation naturelle - et donc la grossesse - est impossible.A savoir aussi que si l’une des trompes n’est pas totalement obstruée, il y a un risque de grossesse extra-utérine car l’œuf peut avoir des difficultés à circuler de la trompe vers la cavité utérine.

Anomalies des trompes : les causes

Les trompes sont parfois perturbées par des phénomènes d’adhérences qui empêchent le passage de l’ovule, des spermatozoïdes et de l’embryon. Ces anomalies, susceptibles de provoquer une infertilité, peuvent avoir trois origines :

  • Infectieuse
    On parle alors de salpingite ou inflammation des trompes. Elle est souvent liée à une infection sexuellement transmissible, notamment transmise par le microbe chlamydiae. Cette infection peut entraîner soit la création de tissus autour des trompes qui gênent alors mécaniquement la liberté de passage entre l’ovaire et la trompe, soit une obstruction de la trompe au niveau de son extrémité. Un curetage utérin (à la suite d’une fausse couche) mal évacué ou la pose inadaptée d’un stérilet peut également provoquer une infection.
  • Post-opératoire
    Dans ce cas, il s’agit de problèmes tubaires dus à des complications post-opératoires. De nombreuses interventions, pourtant banales, peuvent endommager les trompes : une appendicectomie, une chirurgie gynécologique sur les ovaires ou encore l’opération d’un fibrome utérin.
  • L’endométriose
    Cette maladie fréquente, qui se manifeste par des petits fragments d’endomètre (morceaux d’utérus) sur les trompes et dans les ovaires, peut abîmer la qualité des trompes. 

Les examens en cas de doute

Dans tout bilan d’infertilité, on vérifie l’état des trompes. Une fois les examens de base réalisés (courbe de température, dosages hormonaux, test de Hünher), le médecin vous prescrit une hystérosalpingographie ou hystéroscopie. Cet examen, réputé douloureux, permet de vérifier la perméabilité des trompes. Le gynécologue introduit dans le col utérin une petite canule par laquelle il injecte un liquide opaque aux rayons X. Cinq ou six images sont prises afin de visualiser la cavité utérine, les trompes et le passage du produit à travers elles.
Si, à la suite de l’hystérosalpingographie, il y a un doute sur l’état des trompes iou si les médecins suspectent une endométriose, ils peuvent vous proposer de faire une cœlioscopie. Cet examen nécessite une anesthésie générale. Le chirurgien effectue une petite incision au niveau du nombril et insère un cœlioscope. Ce « tube », muni d'un système optique, permet d'évaluer la perméabilité des trompes, mais également de vérifier l’état des ovaires et de l’utérus. Lors de cette intervention, le chirurgien pourra tenter de déboucher les trompes. 

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