Il est né le 26 janvier 2011 et se prénomme Umut-Talha ("notre espoir", en turc). Ce nouveau-né a été "sélectionné" pour sauver sa grande sœur, atteinte d’une grave maladie génétique. Histoire du premier bébé-médicament français.
Julie TouryEn France, le premier bébé-médicament se prénomme Umut-Talha ("notre espoir", en turc). Il a vu le jour le 26 janvier 2011 à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart. Ce nouveau-né a été "sélectionné" pour sauver l’un de ses aînés, atteints d’une grave maladie génétique, la bêta-thalassémie.
"Les parents voulaient un autre enfant, avant tout"
L’équipe du Pr. Frydman, père scientifique du premier bébé-éprouvette français, a procédé à une fécondation in vitro en utilisant les ovules de la mère et le sperme du père. Vingt-sept embryons ont été obtenus.
Un double diagnostic préimplantatoire (double DPI ou DPI HLA compatible) a permis de sélectionner deux embryons non porteurs de la maladie. En revanche, un seul d’entre eux était compatible avec l’un des aînés du couple. "Les parents ont demandé à ce que les deux embryons soient transférés car ce qu’ils voulaient avant tout, c’était un autre enfant. Seul l’embryon compatible s’est développé à terme, l’autre a disparu, comme cela arrive parfois", a tenu à préciser le Pr. Frydman.
Umut est considéré, par les médecins, comme "le bébé du double-espoir". L’espoir, pour ses parents, d’avoir un enfant qui ne souffrira pas de la même maladie génétique que ses frères et sœurs. Et l’espoir de sauver l’un d’entre eux.
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