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La vérité sur les mensonges des enfants
Les essentiels Parent.fr
Mensonges des enfants : explications

Pas de mensonge avant 7 ans

Dès qu’ils ont la parole, les enfants utilisent les mots pour transformer la réalité comme bon leur semble. Mais sans intention volontaire de tromper. En effet, tout petits ils confondent et emmêlent le vrai et le faux, le rêve et la réalité. Même si leur « supercherie » ne trompe personne, il s’agit plus d’affabulation que de mensonge. Ainsi un lit mouillé a-t-il pu l’être par la « pluie tombée du ciel » ou les biscuits au chocolat mangés par le chien. Il ne faut pas oublier que souvent chez les petits, affirmer une chose c’est la rendre vraie alors que la nier la fait disparaître. Le célèbre « c’est pas moi » signifie simplement qu’il n’a pas fait exprès. Néanmoins, avec la raison, vient le moment où l’enfant commence à distinguer le vrai du faux, le monde réel de l’imaginaire. La pensée magique s’estompe peu à peu et l’enfant plus grand, vers 5/6 ans comprend qu’il peut dissimuler, nier ou travestir des vérités pour tromper. Il est alors capable de mentir avec l’intention de tromper. Il commence alors à élaborer des histoires, pour ne pas être puni, par exemple. Mais il confond encore souvent l’erreur et le mensonge. C’est vers 7 ans, quand s’éveille sa conscience du bien et du mal qu’il les différencie réellement. Le mensonge devient alors négatif et il sert du « Menteur ! Menteuse ! » à tout va.

L'enfant ment car il a peur d'être puni

Les petits enfants ne savent pas mentir, ou tout du moins ne savent pas qu’ils mentent. Tout simplement parce qu’ils ne font pas la distinction entre le réel et l’imaginaire. Néanmoins, ce sont nous, les adultes, qui apprenons à nos enfants à mentir en leur faisant craindre la punition. Ainsi, entendrez-vous généralement « c’est pas moi » lorsque vous trouverez la tartine de confiture sur le canapé (côté confiture bien sur) et votre Pinocchio en herbe seul dans la pièce.Comment réagir ?La première chose à faire, au lieu de vous mettre en colère et de le punir, c’est de lui donner une chance d’avouer : « tu es sur de ce que tu dis ? Cela ne me parait pas tout à fait vrai ». Félicitez-le s’il reconnaît sa bêtise. Aidez-le en ce sens à être honnête, essayez de gagner sa confiance en évitant de le punir en cas de mensonge. Faute avouée, à moitié pardonnée ! Évidemment, rien n’empêche de faire réparer, c’est la meilleure des leçons.

Un mensonge ou le plaisir d’imaginer

Quand le mensonge est une création artistique ! Parce qu’un petit qui affabule ne ment pas, il invente juste une histoire ! Il faut dire qu’à cet âge on vit dans un monde de dragons et de princesses et que le Père Noël et la Petite souris sont « réels » ! Les petits vivent dans un monde imaginaire, que les adultes entretiennent, alors comment les blâmer d’en rajouter, de broder, d’inventer ? Cette faculté à inventer est essentielle pour leur développement psychique et une étape indispensable pour les aider à se construire.Comment réagir ?Imaginez avec lui, dites lui que vous savez qu’il invente mais que ce sont des belles histoires et qu’on pourrait même en écrire un livre !

L'enfant ment pour se valoriser

Difficile de s’imposer dans un groupe sans la tentation d’embellir un peu la réalité pour se valoriser. Il raconte des histoires invraisemblables : il passé l’après midi avec superman à combattre les méchants, ou presque plausibles, papa joue au foot et connaît bien Thierry Henri. Vous ne devez pas vous inquiéter de ces petits « arrangements » de la réalité et encore moins vous sentir trahis par des mensonges sans gravité même s’il vous fait passer pour plus célèbre, plus fort ou plus beau que vous n’êtes.Comment réagir ?Rappelez toujours à l’enfant qu’il est bon de dire la vérité. Vous ne devez pas rentrer dans son jeu et « mentir » avec ou pour lui. Montrez-lui que vous comprenez pourquoi il fait ça : en s’inventant des exploits, il cherche simplement à attirer l’attention sur lui, à combler un sentiment de faiblesse. Etablissez clairement la limite entre le réel et l’imaginaire et redonnez-lui confiance. Il n’a pas besoin d’inventer des histoires incroyables pour que les autres s’intéresse à lui !

L'enfant ment car la vérité est dure à dire

Certaines émotions sont difficiles à exprimer, des sentiments peuvent être violents et les enfants ont besoin de leur univers personnel pour les transposer, loin du jugement des adultes. Parfois l’enfant raconte des boniments parce qu’il ne peut faire face à une réalité trop dure. Tel enfant insinuera que sa magnifique maison est en travaux afin de ne pas inviter ses petits camarades dans un logement qui montre clairement le dénuement de sa famille. Tel autre dira qu’il a plein d’amis à l’école alors qu’il est en réalité très seul. Ce mensonge traduit en fait son sentiment de solitude, il se rassure lui-même en s’inventant son monde. Ces aménagements de la vérité expriment un mal-être, une difficulté face à laquelle l’enfant cherche un soutien par le mensonge.Comment réagir ?C’est sûrement le « cas » le plus grave de mensonge. Celui qui révèle un mal être. Veillez systématiquement à évaluer la gravité du mensonge, ses éventuelles conséquences sur l’équilibre de l’enfant, de la famille ou les risques réels. Dans tous les cas, n’hésitez pas à ouvrir le dialogue avec votre enfant même sur des sujets tabous comme le chômage, la séparation, la mort et faites-vous aider par un professionnel si vous en ressentez la nécessité.

Montrez l’exemple : ne mentez pas devant lui !

Tout le monde ment … plus ou moins. Le téléphone sonne et vous faites répondre à la baby-sitter que vous êtes absente, vous prétextez un maux de ventre de votre enfant pour rater l’école samedi matin et partir à la campagne… mille petits mensonges montrent à votre enfant que les grands aussi savent déformer la réalité pour arranger leurs affaires. N’ayez aucun doute, votre enfant va en prendre de la graine puisqu’il construit sa personnalité par imitation ! Quel meilleur exemple que ses propres parents ? Commencez donc par montrer l’exemple. Dans un autre registre, ne lui cachez pas la vérité, même grave : la mort d’un proche, le chômage, la perte d’un bébé. Votre enfant le ressent et a besoin de vous lui en parliez très simplement.

Quand faut-il s'inquiéter des mensonges de son enfant ?

Quand le mensonge devient pathologique, il peut y avoir lieu de s’inquiéter. En effet, un enfant qui utilise le mensonge comme un art de vivre peut cacher un réel mal-être. Cela peut révéler une tentative de dissimulation inconsciente d’un problème. Essayez alors de comprendre le manque de l’enfant, vous pourrez l’aider progressivement à distinguer ses désirs et le monde réel. Mais si cela persiste, il peut être utile de se faire aider par un professionnel. A l’inverse, l’absence de mensonge, si elle fait la fierté des parents, montre souvent que l’enfant ne fait pas encore bien la distinction entre lui-même et autrui. Il ne parvient pas à se détacher de ses parents et à grandir. En effet, le mensonge est une sorte de frontière entre le monde personnel et le monde extérieur. Il veut dire aux autres, et particulièrement aux parents « tu ne peux pas toujours tout savoir sur moi ». Un enfant qui ne ment pas n’a pas sans doute pas encore construit son propre univers, celui qui lui est personnel et dans lequel ses parents de rentrent pas. N’oubliez pas, mentir est un signe de bon développement. En déformant la vérité, votre enfant s’aperçoit qu’il a une pensée personnelle, indépendante de la vôtre.

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