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Ecole et autisme
Ecole et autisme
La scolarisation des enfants autistes

Ces dernières années, la scolarisation des jeunes enfants handicapés a bien progressé : en 2004-2005, ils étaient 96400 à être scolarisés en maternelle et primaire contre 67000 en 2002-2003. Même hausse dans les classes élémentaires ! Pourtant, dans les faits, la scolarisation des enfants autistes demeure des plus difficiles…

Tout le monde s’accorde à dire qu’une prise en charge précoce et très structurée améliore les acquisitions de l’enfant autiste et contribue à son autonomie. Mais le très large spectre des troubles des enfants atteints par la maladie ne permet pas d’établir une seule « règle éducative » pour tous. Certains ont un bon niveau de développement mental et intellectuel, d’autres restent dans l’évitement, sans pouvoir communiquer, avec souvent des troubles du comportement. D’où la difficulté de scolariser ces enfants sans un encadrement adapté.

3 questions à Marie-Claude Courteix, chef de la mission AIS (Aide à l’intégration scolaire) à l’Education nationale.

Dans quelles structures éducatives les enfants autistes peuvent être accueillis ?
Aujourd’hui, les enfants autistes peuvent, potentiellement, intégrer :
- une classe de maternelle ordinaire, considérée comme un lieu privilégié pour une scolarisation et une intégration individuelle. D’ailleurs, le gouvernement ne souhaite pas ouvrir de classes d’intégration spécialisée (CLIS) en maternelle, seulement à partir de l’école élémentaire ;
- une classe primaire ou élémentaire ordinaire, avec un accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire à temps plein ou à temps partiel ;
- une CLIS pour enfants ayant un retard mental et des troubles relativement mineurs de la communication (classe de 10 et 12 élèves) ;
- une CLIS pour enfants ayant des troubles du développement (classe à effectif plus réduit, 5-6 élèves en moyenne, avec un fort encadrement).
Certains peuvent aussi bénéficier d’une scolarisation à temps partagé, entre une école et un établissement sanitaire (hôpital de jour), ou entre une école et un établissement médico-social. Nous souhaitons d’ailleurs développer cette formule « passerelle », permettant à l’enfant de garder un contact avec d’autres élèves dans une école, tout en bénéficiant d’un accompagnement plus solide.

 
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