SommaireLoin de vouloir créer une société de « tout psy », la présence d’un psychologue à la crèche permet notamment de soutenir l’équipe pédagogique dans le but d’accueillir au mieux les enfants…
La rédaction Infobebes
Le mot « psy », ça peut inquiéter les parents. Pas de panique ! À la crèche, le psychologue intervient principalement pour soutenir l’équipe. Sa présence, non obligatoire, mais recommandée, permet d’aborder d’éventuelles difficultés éducatives rencontrées par l’équipe.
Problèmes d’endormissement, isolement, pleurs incessants, agitation, refus de prendre son biberon… Les soucis rencontrés par les auxiliaires de puériculture sont souvent les mêmes. Désarçonnées et démunies face à des enfants qui peuvent mettre en échec les pratiques rituelles, comme laisser pleurer ou prendre dans les bras, elles cherchent une solution auprès du psychologue. « Les professionnelles sont très proches des enfants, elles tissent des liens affectifs très forts qui peuvent les empêcher de prendre du recul face aux situations problématiques » raconte Emilien Morel, psychologue de crèche. Grâce à un travail en retrait, le spécialiste porte un regard non passionnel qui permet d’éclairer la situation.
Faire circuler la parole
Le psy favorise aussi le dialogue au sein de l’équipe afin de dissiper d’éventuels points de discorde. Le psychologue Denis Mellier donne l’exemple du « chouchou ». Quand la préférence d’une puéricultrice pour un enfant est réciproque, elle crée une relation exclusive. Il la réclame quand il la voit, pleure quand elle sort de la pièce. Cela pose un souci aux autres qui ne peuvent pas s’occuper de l’enfant ! De son côté, la mère est satisfaite : elle a trouvé quelqu’un pour combler son absence pour son fils. La séparation est moins douloureuse.
Pourtant, il existe un problème à résoudre selon le spécialiste : « à travers l’enfant, la puéricultrice réalise partiellement un désir d’être mère, cela en réduisant la distance professionnellement requise »...