Le collectif Pas de bébé à la consigne espère rencontrer Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, pour être enfin écouté. Michèle Matthey-Geantet, auxiliaire de puériculture, et Pierre Suisser, médecin en PMI, tous deux membres du collectif, reviennent sur leur mobilisation.
Elodie MoreauQu’attendez-vous de cette deuxième journée de mobilisation, le 11 mars ?
Le collectif a demandé à rencontrer Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. Mais à l’heure actuelle, nous n’avons toujours pas de réponse. Néanmoins, la grève devrait être particulièrement suivie sur Paris.
De son côté, Pierre Suisser, médecin en PMI et membre du collectif, espère un véritable écho. « Beaucoup de communes se feront entendre par d’autres moyens : débats à Lille, manifestation à Bordeaux... Une quinzaine de villes ont déjà répondu présentes pour cette mobilisation. Nous souhaitons replacer l’accueil petite enfance au cœur du débat public. C’est pourquoi nous soumettrons un plan d’urgence à l’ensemble des acteurs et professionnels du monde de la petite enfance. Les apports discutés seront remis aux candidats aux prochaines élections présidentielles. »
Prévoyez-vous déjà un acte III pour cette mobilisation ?
Il est déjà en prévision, en effet. Même si le décret n’est pas abrogé concrètement, nous ne baisserons pas les bras concernant le niveau d’encadrement. Le décret Morano préconise un adulte pour douze enfants, au lieu de un pour huit actuellement. On dénombre de plus en plus d’absences. Les agents sont épuisés par les conditions de travail et sont souvent en sous-effectif, ce qui influe sur la sécurité des petits. Mais on ne lâchera pas, on y croit et le collectif est soudé.
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