Un an après la mobilisation sans précédent des acteurs de la petite enfance et des parents pour la défense d’un accueil de qualité, la colère est toujours palpable. A la veille d’une nouvelle mobilisation nationale, Michèle Matthey-Geantet, auxiliaire de puériculture, membre de la CFTC et du collectif Pas de bébé à la consigne, fait le point sur la situation.
Elodie MoreauUn an après le mouvement inédit pour la défense de la qualité des modes d’accueil, quel bilan tirez-vous ?
A l’heure actuelle, on est toujours dans la brèche. Le décret Morano, impliquant, entre autres, une augmentation du nombre d'enfants par encadrant, a été voté en juin 2010. Même si, au niveau de Paris, il n’est pas encore appliqué, il faut rester vigilants. Nous voyons progressivement l’ouverture de maisons d’assistantes maternelles. Or ces établissements sans structuration ne présentent aucun projet pédagogique. Les assistantes maternelles sont isolées, contrairement au travail en crèche où il y a une hiérarchie, des médecins…
Le collectif Pas de bébé à la consigne se réunit toutes les semaines pour faire bouger les choses. Après avoir fait un appel national le 29 janvier dernier, pour parler et rassembler des perspectives, nous avons appelé à la grève nationale le 11 mars et lancé un plan d’urgence. Nous voulons notamment une amélioration des conditions d’accueil et un projet ambitieux de formation pour les professionnels.
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