La fessée n’est pas héréditaire
La fessée
La fessée n’est pas héréditaire

Il existe autant de modes d’éducation que de familles. Oublions les fessés de nos parents et les gifles de nos grands-parents. Il existe aujourd’hui de nouvelles méthodes d’éducation plus douces. Alors sans faire table rase du passé, essayons au maximum de ne pas nécessairement reproduire le même schéma sur nos bambins.

D’où vient cette habitude d’obliger un enfant à obéir en le tapant, même légèrement, ou en prononçant des paroles blessantes ? Si nous ne sommes pas les descendants directs du père Fouettard, nous sommes bien les enfants de nos parents et les petits-enfants de nos grands-parents, dont le martinet traîne peut-être encore au grenier… Pour briser cette transmission de génération en génération de ce que l’on peut appeler la “violence éducative ordinaire”, soyons conscients des modèles de résolution des conflits que nous avons reçus de la part des gens qui nous ont élevés.

Surtout, soyons conscients des mots et des tapes qui continuent peut-être, encore aujourd’hui, à nous faire du mal. Des moqueries, des humiliations et des gestes dont les séquelles peuvent être : le manque de confiance en soi, le repli sur soi, des attitudes de défi non constructives (“Même pas mal !”), le manque de curiosité, des difficultés à apprendre, l’agressivité, l’hyperactivité ou la tristesse. En prenant conscience que ce que l’on a vu ou vécu dans notre enfance a parfois cassé en nous quelque chose de précieux, nous serons tentés de trouver d’autres solutions pour régler les conflits qui nous opposent à nos enfants, pour ne pas les “casser” à notre tour !


Article publié le 7 juin 2010 Article mis à jour le 17 avril 2015
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17 commentaires
sur "La fessée n’est pas héréditaire"

  • 08h, jeu 03 fév. anonyme Désolée pour tout ceux qui se cachent encore derriere leur enfance pour dire que c'est dur de changer ceal, j'ai été fessé, à la main au martinet ( ce sympathique engin à lanière qui fait de jolie marques sur le corp ) et même parfois tapé fort quand les nerfs de mes parents lachaient, et malgrès tout ce que l'on peut penser pas pour des si grosses bétises que ça....Par contre en grandissant ma colère contre eux m'a poussé à en faire de belles, mais là comme j'avais grandis ils ne disaient plus grand chose, si ce n'est en baissant les yeux, super l'éducation, je pense qu'il y a de quoi se poser des questions n'est-ce-pas.... Aujourd'hui adulte j'ai décidé que jamais je ne ferrais de mal volontairement à mes enfants, et donc j'ai suprimé toutes les formes de violences ( physiques ou verbales ) de mon éducation. Et j'ai aujourd'hui 2 enfants de 9 et 14ans qui sont respectueux des personnes et du monde qui les entourent. Ils sont comme tous les enfants du monde, parfois capricieux, colériques et ennervants, mais j'ai toujours le dernier mot car j'ai confiance en mon autorité, pas besoin de coup pour cela, ni d'agréssivité. Juste une bonne dose de confiance, en, moi et en eux aussi. Ah oui aussi j'oubliait, bien sur je respecte leur point de vue et l'accepte même si je ne suis pas d'accord avec eux et que je leur demande de m'obeir quand même. je ne trouve pas dramatique qu'ils me tiennent tête, je trouve cela plutôt sain, cela prouve qu'ils ont compris qu'ils avaient le droit d'exister en tant que personne ( dans un pays de liberté je croyait cela évident..) mais bien sur comme moi aussi j'ai le droit d'exister et d'avoir des envies différentes et que c'est moi qui gere leur quotidient, pour le moment ils obéissent à mes règles. > Signaler un abus
  • 16h, mar 25 jan. anonyme je ne suis pas pour les fessés et les tape sur les mains, ni les mots blessants. Mais c'est très perso et je ne sais pas si je tiendrais le coup longtemps. Mon fils à 2 ans... il commence à s'affirmer, le coin ne lui fait rien, pour certain c'est encore trop violent le coin. Mais donnez des solutions au lieu d'interdire les choses !!! et la personnalité des parents on en fait quoi dans tout ça ??? on réagi tous différemment parce qu'on est tous différent. Les explications calmes et posées ne fonctionne pas du tout sur mon fils, il m'écoute me regarde, je lui explique que j'ai des choses à faire et qu'il peut venir avec moi mais "NONNNN" il veux que j'aille jouer avec lui.... alors docteur c'est quoi la solution aller jouer avec lui ? ok je cède, "maman j'en fait ce que je veux".... il a fait une bêtise je suis très énervée, je sors de la pièce et mon homme va régler le problème ? "maman fuis devant ma peine "...?? Et après avoir lu cet article je vais culpabiliser la prochaine fois que je vais le gronder ... belle image de la mère une mère qui culpabilise... Je ne suis pas forcément énervé à cause de mon travail ou à cause d'un conflit avec mon homme... je suis énervée parce que je ne dors pas car mon fils dort mal en ce moment... je fais quoi docteur ? Chaque enfant est différent et réagi différemment à la fessée, au coin, aux paroles calmes... Je pense qu'il doit y avoir autant d'éducation qu'il y a de parents sur terre. je ne parle pas de maltraitance évidemment qui doit être puni c'est tout > Signaler un abus
  • 16h, mar 25 jan. anonyme Je ne comprends pas qu'on puisse lever la main sur son enfant! Le frapper, c'est lui apprendre à régler les conflits par la violence. Comment pourrais-je demander à mon enfant de ne pas taper les autres si je le fais moi-même? ça serait contradictoire et mon petit n'y comprendrait rien. Et pour ceux qui sont partisans de la fessée, pourquoi n'en donner qu'à vos enfants plus faibles que vous et qui ne peuvent pas se défendre? Pourquoi ne pas taper votre conjoint/e, vos subordonnés, etc? Parce que la loi ne vous y autorise pas! Oui il faut une loi contre les châtiments corporels! > Signaler un abus
  • 16h, mar 25 jan. Samoulette Je vois que la question de l'alternative à la fessée fait débat et cela me réjouit car il n'y a que dans le débat que nous pouvons faire avancer les choses. Il est vrai qu'il est difficile de faire évoluer les pratiques si aucune solution alternative qui fonctionne réellement nous est donnée. Il est vrai que nous sommes des êtres humains et à ce titre faillibles (il peut nous arriver de craquer) et il n'est pas souhaitable qu'il en soit autrement : pour accepter ses propres défaillances, l'enfant a à mon sens besoin de se rendre compte que l'adulte qui prend soin de lui n'est pas parfait non plus, le tout est de le reconnaître devant l'enfant "excuse-moi, mes actes (mes mots) m'ont dépassé, je ne voulais pas (te fesser, te gronder), je suis un peu fatiguée en ce moment, je ferai attention la prochaine fois..." C'est aujourd'hui encore très difficile de s'excuser et d'autant plus devant son enfant. Nous avons (pour la plupart) été éduqués d'une manière plus rigide que le sont la plupart des enfants actuels et dans un cadre où l'enfant doit rester à sa place d'enfant (obéissance aveugle). Nous savons aujourd'hui que ce modèle a fait la preuve de sa défaillance mais nous avons du mal à en sortir faute d'autres modèles. Le respect, pour moi, doit être à double sens : pour être respecté par son enfant, il faut d'abord le respecter, ce qui veut dire prendre en compte son être dans sa globalité, le considérer non pas comme un adulte en miniature mais comme un adulte en devenir. Cela implique de s'informer un minimum via les professionnels de l'enfance (pédiatre, crèche, école), ou via les livres qui traitent de ce sujet sur les capacités et les besoins évolutifs de l'enfant et également de savoir observer son enfant (il n'y a rien de tel à vrai dire) pour comprendre à quel stade il en est, à quel rythme ses besoins propres évoluent... Je suis moi-même maman d'une petite fille de 16 mois. Comme cadeau de naissance, ma cousine m'a offert un livre très intéressant. Il s'agit de : "Au coeur des émotions de l'enfant" d'Isabelle Filliozat, édition Marabout, collection éducation, février 2009, Allemagne code ISBN 978-2-501-05251-1 40.9029.6/05. Ce livre permet d'entrevoir des solutions d'éducation différentes, en essayant de comprendre son enfant et ses besoins à chaque instant, en essayant de nouer avec lui une relation qui ne soit pas basée sur le rapport de force. Bien sûr, cela implique aussi de la part des parents et de l'adulte d'accepter de se remettre en question et de remettre en question parfois l'éducation qu'il a reçu ce qui n'est pas toujours facile. Mais à mon avis, être parent (surtout à notre époque) c'est quelque chose qui s'apprend, ce n'est pas inné, on ne l'apprend pas dans les livres (ils peuvent tout au plus nous donner des pistes) mais dans la vrai vie, sur le tas comme on dit. Il est vrai que c'est le parent qui fait l'enfant et à mon sens, le contraire est vrai également : c'est l'enfant qui fait son parent et on ne sera sans doute pas le même parent pour deux enfants de la même fratrie car ils auront tous deux des personnalités, des besoins différents qui résonneront en nous (au coeur de nos émotions à nous) différemment. Le plus difficile, c'est d'accepter de ne pas être des parents parfaits. Mais que je vous rassure, des parents parfaits, ça n'existe pas : Freud tint à peu près ces propos à une de ses patientes qui lui demandait comment elle devait éduquer son enfant : "Faites comme vous pouvez, de toute façon, un jour où l'autre il vous le reprochera!". > Signaler un abus
  • 15h, mar 25 jan. anonyme et devant une colère comment faire si l'enfant est hyper tetu ? > Signaler un abus
  • 10h, lun 03 jan. anonyme c'est bien de nous dire que "la fessée, c'est pas bien!!!" Mais il faudrait peut-être donner des pistes quand même pour nous aider. Moi je cherche depuis plusieurs mois déjà une façon de sortir de ce mode d'éducation. Surtout que mon mari et moi on a été élevé à la claque voire au coup pour mon mari! Le problème c'est qu'il faut payer pour ça!! Acheter des livres, suivre des stages (payants bien sur!!) . Ça veut dire quoi, que si les parents ont les moyens financiers, les enfants ont une chance mais si les parents n'ont pas les moyens, ils continueront à recevoir des fessées. > Signaler un abus
  • 23h, mar 21 sept. anonyme Et une loi pour savoir qui a le droit de parler et ce qu'il faut dire, et une autre pour ce que l'on doit ou non manger, et pourquoi pas sur qui il faut fréquenter etc...... Donner son opinion, dialoguer et échanger des points de vue c'est une chose!!! Essayer à tout prix de formater tout le monde sous pretexte que l'on a raison en est une autre. Personnellement, mes trois enfants ont reçus quelques tapes sur les mains quand ils étaient petits, ils ont maintenant entre 20 et 26 ans) ils ne sont pas traumatisés, font des études ou un travail qu'ils aiment et viennent souvent voir leur "bourreau" de mère!!!!! > Signaler un abus
  • 13h, mar 21 sept. anonyme Je trouve cet article est très théorique et la vraie vie n'est pas qu'une belle théorie donc, beaucoup de lignes pour ne pas dire grand chose d'interessant et d'applicable à mon avis (et pourtant je ne fesse pas mon enfant) !!!! > Signaler un abus
  • 13h, mar 21 sept. anonyme Cet article me fait penser au prestige de Super-Nanny. C'est bon pour ceux que ça nourri. Pour moi, ça reste très pauvre. > Signaler un abus
  • 13h, mar 21 sept. anonyme On est passés du culte du Moi au culte de l'Enfant Roi. Voilà pourquoi tant de problèmes persistent dans l'expérimentation de "pseudos méthodologies éducatives". Il ne faut pas oublier ce qu'est un enfant : un enfant. Chacun à sa place et à sa bonne place. > Signaler un abus
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